CIOCCOLATA DENSA
- Melanie Blaser

- il y a 14 minutes
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Aujourd’hui, je suis allée manger une gaufre et boire une cioccolata densa avec mon fils. Nous avons décidé de partager. J’ai aussi pris un petit café, que je n’ai pas partagé.
- Bonjour, j’aimerais une gaufre au sucre et un chocolat chaud gourmand
- Quel arôme ?
Il faut choisir. Mais pourquoi ? Mettez juste de la cioccolata densa et de la crème. À tous les coups, je vais choisir un arôme, regretter ensuite et me dire que j’aurais dû choisir autre chose une fois que j’aurai goûté. Et mon fils ne va pas m’aider, parce qu’il va me dire « C’est comme tu veux, Maman ».
Je regarde la liste. Elle est si longue :
chocolat noir
chocolat au lait
gianduja
noisette
aztèque
amande
orange-cannelle
caramel
noix de coco.
Je vais choisi par élimination. J’élimine déjà tout ce qui n’est pas du chocolat. Ouf, plus que quatre arômes restant. Chocolat blanc, non merci, techniquement, ce n’est pas du chocolat, c’est du beurre de cacao. Gianduja ? Mais est-ce que je n’avais pas déjà pris ça avec ma fille? et regretté ? La jeune serveuse attend patiemment. Tant pis, je reprends gianduja.
Ensuite, la jeune femme me demande de choisir le coulis. Mais qui met du coulis sur la crème chantilly d’une cioccolata densa ? Elle m’énumère des goûts. J’entends pistache, je la coupe : « oui, pistache ». Ouf, c’est fait. Je la regarde avec angoisse : que va-t-elle encore me demander de choisir ?
J’ai effectivement regretté gianduja. La prochaine fois, je prends chocolat noir.
Pistache était un très bon choix. La prochaine fois, je m'en souviendrai.
Nous sortons, écœurés et contents, et nous marchons d’un bon pas pour digérer.
"The price of anything is the amount of life you exchange for it" - H. D. Thoreau



